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Evénement
Exposition sur le Sahara au Palais de la Culture :
L’homme bleu à travers les traits de Tin Hinan

Lundi 24/03/2008

Vous, avides de découvertes, si votre pas vous conduit au Palais de la Culture Moufdi Zakaria, à Alger, n’hésitez pas à visiter l’exposition qui s’y tient actuellement. Vous en sortirez plus que jamais convaincu de la théorie selon laquelle le continent africain serait le berceau des civilisations. Nous n’allons pas, à travers ces lignes, nous étaler sur l’ensemble du continent noir, mais sur une partie seulement. Il s’agit du Sahara algérien, et de toute son étendue silencieuse ; mais ensorcelante. Le silence qui a loué domicile au Palais de la Culture, est entrecoupé par les différentes images prises dans le grand sud. Ce qui constitue un décor renvoyant directement à cette région magnifique. De temps à autre, vous vous croyez comme pris dans une dimension autre que spatiale ou temporel. Ce sont ces moments magiques qui vous propulsent et qui vous envoie à la découverte de l’homme bleu. Mieux, vous plongez dans les fins fonds du désert. L’homme bleu qui, à travers des rituels qui lui sont propres, nous renvoie à son aïeule, Tin Hinan. Le tombeau de Tin Hinan est représenté par une figure géométrique, défilant au détail près l’inhumation de la reine, dans la région de « ABALISSA », dans la wilaya de Tamanrasset. Il raconte l’histoire de cette femme-symbole. Silencieusement, il dessine les moments délicats passés dans cette région désertique. Aussi, comment peu-on parler du désert, sans parler de la Kheima (la tente) ? A travers l’exposition, on pourra comprendre aisément la relation quasi viscérale existant entre les dits éléments. Parfois, ce rapport devient spirituel. Les tentes, de par leur silence, leur odeur, mais aussi de par leur tapis traditionnels, donnent une image exacte de l’intelligence de ceux qui ont habités, les premiers, ces lieux. Les images exposées aux Palais de la Culture sont, en outre, des outils fort importants pour la lecture et la compréhension de l’Histoire du Sahara algérien, à travers les âges et les ères historiques, depuis le paléolithique au néolithique. Comme le confirment les dessins rupestres, les premiers habitant du Sahara, n’était pas des primitifs. Par ailleurs, à travers l’exposition, on découvre que le silence et la sérénité du Sahara ne sont pas toujours les synonymes des difficultés et du désert, puisque ces lieux sont la source d’inspirations aux artistes, notamment musiciens. C’est ainsi qu’on découvre des instruments tels que Tazmart, El Guellal, L’ganga, et le Karkabou. Tout cela donne l’impression que le silence qui caractérise le désert peut-être lu et compris à travers les soupirs qui se dégagent de ces instruments conçus par les hommes du Sud, non sans grande sagesse. Laquelle sagesse est d’ailleurs l’un des principaux caractères de l’homme bleu et de la femme terguie qui a crée l’Imazad, cet instrument musical était à l’origine de l’armistice entre deux tribus en guerre. Les visiteurs désirant découvrir les secrets et richesses du grand sud, l’exposition ne se terminera pas de sitôt. Allez-y donc, et découvrez les trésors de cette région très chère à l’Algérie. Ce n’est pas tout, puisque vous découvrez également une beauté saisissante, tant à travers les paysages naturels, les métiers traditionnels et artisanaux qu’à travers les parcs, dont ceux du Tassili N’ajjer, Hoggar, Touat, Tidikelt, Tindouf et le parc de l’Atlas saharien sont des exemples types.

Wassila B.
Trad : Yanis Younsi

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